Actualités régionales

Un cobaye à la maison
06/12/2019

Un cobaye à la maison

Les cobayes sont d’excellents animaux de compagnie. Ils sont sociables, adorent se faire cajoler et ne mordent pas ou très rarement. Toutefois pour les jeunes enfants, il est important de les manipuler seulement sous supervision d’un adulte car les chutes peuvent occasionner de graves problèmes, notamment en cas de fractures dentaires. Contrairement à ce que leur nom indique, ils proviennent de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du sud. Dans la nature, ce sont des proies. Par conséquent, ils sont stressés de nature et cachent la douleur ou la maladie le plus longtemps possible (par crainte des potentiels prédateurs). Un cobaye qui est visiblement malade doit impérativement être vu en urgence par un vétérinaire habitué à soigner cette espèce.   Environnement : La cage doit être aussi grande que possible, pourvue de cachettes. La litière ne doit pas être poussiéreuse pour éviter les problèmes respiratoires : on préfèrera les litières de chanvre et de copeaux de maïs à la sciure de bois. Il est recommandé de couper les griffes de votre cobaye, pour éviter qu’il ne se blesse en se coinçant une griffe quelque part. Toutefois, attention de ne pas le faire saigner en coupant la griffe : demandez conseil à votre vétérinaire pour les griffes foncées. Il vaut mieux éviter de mettre en contact un lapin et un cochon d’inde, car les lapins peuvent être porteurs sains de bactéries (Bordetella), qui provoquent des problèmes respiratoires chez le cochon d’inde.   Soins préventifs : Les cobayes sont des petits animaux fragiles. La prévention est à préférer. Il est important de consulter un vétérinaire tous les 6 mois pour réaliser un examen dentaire. La stérilisation est préférable chez les femelles. En effet, certaines développent des kystes ovariens. De plus, une première gestation après 8 mois est problématique : une césarienne est impérative pour les femelles qui n’ont pas reproduit avant cet âge car le bassin est alors trop étroit pour laisser passer les petits. Dans ce cas la mise-bas peut causer la mort des petits et de la mère. La stérilisation est donc importante si des cobayes des deux sexes sont en contact.   L’alimentation conseillée : Le cochon d’inde est un herbivore strict. Son alimentation en captivité devrait être composée de foin de bonne qualité, de verdure (légumes, herbes aromatiques, fruits) et éventuellement d’une complémentation en granulés de bonne qualité. Tout changement alimentaire doit être graduel pour éviter les stases digestives et les diarrhées : pendant 48 heures, on mélange les anciens et les nouveaux aliments.   Les granulés : Choisir des granulés extrudés et non des mélanges de graines. Ces derniers sont souvent trop gras et le cochon d’inde aura tendance à les trier. Les granulés à base de luzerne sont adaptés aux jeunes et aux femelles gestantes mais à proscrire pour les autres cobayes. Pour eux, choisir des granulés à base de phléoles des prés. La composition notée sur le paquet peut vous aider à choisir les granulés pour votre cobaye. Choisir les granulés en fonction de leur teneur en fibres (10% de la matière sèche minimum), protéines (18 à 20%), lipide (3,5% maximum) et calcium (basse).   Les granulés sont une complémentation : en donner de 0 à 30g par cochon d’inde et par jour (1 cuillère à soupe environ) au maximum. Si vous en donnez plus, le cobaye aura tendance à manger moins de foin et pourra développer des problèmes dentaires ou digestifs.   La verdure : Une distribution variée de 100g de verdure par jour, répartie en 2 à 3 repas permet de couvrir les besoins en vitamines et minéraux du cobaye (attention à la vitamine C, voir plus loin). Pour éviter les excès et les carences, donnez 3 à 4 végétaux différents dans une ration. Les nouveaux végétaux doivent être introduits progressivement et en petites quantités, afin de prévenir les problèmes digestifs. Bien laver et sécher la verdure. Elle doit être donnée à température ambiante. Ne donnez pas de verdure dans un état que vous ne consommeriez pas vous-même.     Les friandises : Pour faire plaisir à votre petit protégé, rien de plus sain qu’un petit morceau de fruits ou des herbes aromatiques séchées que vous mélangerez à son foin. Il vaut mieux éviter les mélanges de graines, les bonbons et autres barres à grignoter que l’on peut trouver dans le commerce et les animaleries. Trop riches en graisse et en sucre, ces friandises ne sont pas adaptées aux cobayes. Vous pouvez également leurs donner des branchages de bouleau, saule et arbres fruitiers non traités qui les occuperont. Pains, chocolats, bonbons et autres gâteaux destinés aux humains sont à proscrire.   La vitamine C:  Comme les humains, les cobayes ne synthétisent pas de vitamine C. Elle doit donc être apportée par l’alimentation quotidiennement. Une carence aura pour conséquence des problèmes de locomotion (douleur au niveau des pattes avec des zones rouges sur la surface plantaire), des problèmes dentaires, une baisse de l’appétit et de l’état général de l’animal... Cette vitamine étant très sensible à la lumière, à l’air et à la chaleur, les granulés enrichis et les végétaux en sont très vite appauvris. De même l’eau de boisson oxyde rapidement cette vitamine. C’est pour cette raison qu’ un apport quotidien de vitamine C pure, directement dans la bouche du cobaye à l’aide d’une seringue est la solution la plus appropriée pour couvrir ses besoins journaliers.    Le foin:  Le foin est nécessaire au bon fonctionnement du système digestif des cobayes et favorise une bonne usure des dents qui poussent en continu. Le foin à base de luzerne est un foin riche en calcium, en protéines et en hydrates de carbone (glucides). Il est adapté aux jeunes cochons d’inde en croissance et aux femelles en gestations et allaitantes, mais trop riche en calcium pour les autres cobayes, chez qui il pourrait causer des calculs urinaires. Pour les cobayes adultes, on choisira un foin à base de phléoles des prés. Le foin doit être donné à volonté au cobaye. Il doit être bien vert, feuillu, non poussiéreux ni moisi, et sentir bon. Disposez le foin dans le râtelier pour éviter qu’il ne soit souillé dans la litière de la cage. Pour conserver toutes ses qualités, il faut le stocker dans un endroit frais, sec, sombre et aéré. Les conteneurs hermétiques ne sont pas adaptés.
Les corps étrangers digestifs
29/11/2019

Les corps étrangers digestifs

Lorsqu’un animal ingère un objet non comestible, son pronostic vital peut être engagé en fonction de la nature de l’objet mais aussi de la rapidité de réaction de son propriétaire ! C’est pourquoi nous vous donnons plus d’informations sur ce sujet afin que vous sachiez reconnaître de tels symptômes.   Pourquoi les animaux mangent-ils des objets ? Les chiots et chatons sont principalement concernés par ce phénomène . En effet, ils découvrent leur environnement et cette découverte se fait beaucoup oralement, comme nos bébés qui mettent à la bouche tout ce qui leur passe sous la main ! Ainsi, les risques d’avaler un objet sont multipliés. Les jouets pour chiens, mais aussi ceux des enfants, les chaussettes, les collants, les bouts de chaussures, les cailloux… La liste est longue ! Si les chiens semblent plus gloutons, certains chats peuvent aussi avaler des corps étrangers, parfois des tissus qu’ils tètent et finissent par ingérer. Chez certains animaux, ce comportement d’exploration orale et d’ingestion d’objets non comestibles persiste à l’âge adulte. On parle de pica. Il est important d’en parler lors d’une visite de contrôle car, cause médicale ou comportementale, un traitement peut être mis en place.   Si un animal ingère un objet contendant: On pense surtout aux os de volaille. Très cassants, ceux-ci peuvent présenter des esquilles lorsque l’animal les croque. Ces os très pointus risquent alors de perforer le tube digestif. On peut observer du sang dans les vomissements et/ou dans les selles. Une infection grave de la cavité abdominale due au passage de contenu digestif dans l’abdomen peut apparaître. L’état général de l’animal se dégrade très vite. Le pronostic vital est alors rapidement engagé ! Il faut réagir dans les plus brefs délais. Conclusion facile : pas d’os de volailles pour nos animaux !   Si vous voulez faire plaisir à vos compagnons, préférez des gros os avec lesquels ils pourront se régaler longtemps sans risque. Mais attention à bien vérifier régulièrement l’état des os ! On a aussi vu des chiens ayant mangé des hameçons, des aiguilles… Les risques sont alors identiques.   Si un animal ingère un objet qui bloque le tube digestif: Cailloux, objets mous, jouets… peuvent bloquer le passage des aliments, soit au niveau de l’œsophage, soit au niveau de l’estomac ou des intestins. On parle d’occlusion. Dans ce cas, on observe des vomissements importants qui apparaissent rapidement après le repas ou la prise de boisson.   A savoir : Lors d’un épisode de vomissements violents, il est important de mettre l’animal à la diète pendant 24 heures. Les vomissements rétrocèdent rapidement en absence de bol alimentaire. S’ils recommencent immédiatement à la reprise de l’alimentation et que l’animal vomit même l’eau qu’il ingère, il faut alors penser à une occlusion éventuellement provoquée par un corps étranger digestif.   De plus, étant donné que le tube digestif est bloqué, la deuxième conséquence est l’absence de selles.   L’ingestion de poils peut aussi provoquer une occlusion. Ceci est assez fréquent chez les lapins. Toutefois, ceux-ci ne peuvent pas vomir et on observe alors une anorexie, une diminution de la fréquence des selles puis une absence de selles. Les lapins sont des animaux très fragiles. Il faut réagir très rapidement !   Diagnostic et traitement : Les symptômes sont un premier signe d’appel pour le vétérinaire. Lorsqu’il réalise une radiographie, il peut voir le corps étranger si et seulement si sa nature le permet ! En effet, un objet métallique sera visible à la radiographie mais pas une paire de chaussettes… On peut alors mettre en place un protocole bien défini : on fait ingérer un produit de contraste à l’animal (visible à la radiographie) et on effectue des radiographies régulièrement pendant quelques heures. Il est alors facile d’observer si le produit de contraste reste bloqué en amont du corps étranger. Si le corps étranger est situé dans l’œsophage, il est possible de le retirer par endoscopie sous anesthésie générale. Sinon, la chirurgie est indispensable. Il arrive même qu’une partie du tube digestif, mal irrigué pendant une longue période, doive être retiré. Perfusion et hospitalisation sont indispensables après la chirurgie le temps que le transit alimentaire reprenne.   En conclusion, si les chiens et chats vomissent assez fréquemment sans que cela soit pathologique, il arrive tout de même que les vomissements soient un signe d’appel pour un problème grave ! Il faut alors agir vite : si l’animal est pris en charge rapidement, le pronostic sera meilleur. En cas de doute, il vaut mieux consulter rapidement pour prendre en charge l’animal ou, au mieux, être rassuré !
La coprophagie chez le chien
22/11/2019

La coprophagie chez le chien

Certains chiens ont parfois tendance à consommer des excréments. Soit qu’il s’agisse de leurs propres fèces, soit ceux d’autres animaux, ce comportement considéré comme répugnant par le propriétaire peut dans certains cas être considéré comme comportemental , et donc quasiment normal chez le chien. Pourtant, cette habitude peut conduire à des risques sanitaires, autant pour l’animal que pour son entourage, et il faudra donc la faire cesser.     Quelles sont les causes de la coprophagie ? On peut distinguer un certain nombre de causes différentes à la consommation des excréments. Bien faire la part des choses permet de trouver les meilleurs moyens de mettre un terme à ce comportement.    - Les causes comportementales : La chienne fait disparaitre les productions de sa portée, afin de limiter l’empreinte olfactive qui serait susceptible d’attirer d’éventuels prédateurs. Il s’agit d’un comportement normal que les chiots auront tendance à reproduire. Le propriétaire peut encourager la persistance de ceci en cherchant à limiter le problème : le fait de faire disparaitre les selles pourrait entraîner une compétition pour s’approprier en premier les déjections. Enfin, lors de l’éducation du chiot, si le propriétaire montre un fort mécontentement, le jeune aura tendance à faire disparaitre l’objet du « délit » en l’avalant avant que le propriétaire ne le découvre. Il faut donc se garder de punir un chiot pour avoir fait ses besoins à un endroit inapproprié. Chez l’adulte, ce comportement peut résulter de plusieurs causes. En premier, il faut évoquer la présence dans les aliments de facteurs d’arômes qui peuvent persister après la digestion et donner aux selles une odeur alimentaire attractive. Ceci apparait notamment lorsque le chien consomme les selles de ses congénères ou celles d’autres espèces, notamment celles des chats. Chez ce dernier en effet, les aliments contiennent souvent une part plus importante de protéines et dégagent une odeur forte qui peut intéresser le chien au grand dam de son maitre !   - Les causes médicales : Dans certains cas heureusement moins fréquents,ce sont des troubles internes qui poussent le chien à consommer ses propres fèces. Le plus souvent, cette origine médicale est à relier à des troubles digestifs. Un animal qui digère mal est affamé, ou qui reçoit une alimentation de faible qualité nutritionnelle peut présenter une coprophagie. Les symptômes qui doivent alerter, hormis la coprophagie elle-même, se manifestent par des vomissements, la présence de sang dans les selles, une détérioration de leur qualité (consistance, couleur, volume) et parfois une modification de l’activité (abattement, perte d’entrain, modification de l’état général). Il faut dans ces cas consulter votre vétérinaire afin de déterminer la cause médicale et lui apporter rapidement un traitement adapté.     Comment empêcher ou remédier à la coprophagie ? Comme nous venons de le voir, les causes peuvent être variées, et empêcher ce comportement considéré comme répugnant par le propriétaire demande d’en comprendre l’origine. Dans tous les cas, votre vétérinaire et son équipe peuvent vous y aider. Dans le cas des causes médicales, une consultation est même indispensable. S’il n’existe aucune raison médicale, faire cesser le comportement gênant requiert de la patience et de l’observation, et demande un peu de rigueur dans la relation entre le chien et son maître.     Limiter l’expression du comportement de coprophagie : - Surveiller l’émission des selles chez les chiots, et les entrainer au loin pour nettoyer est un bon moyen de les détourner précocement de la coprophagie. Il est alors important de ramasser les déjections en leur absence afin de ne pas s’engager dans un comportement de compétition.   - Lors des promenades hygiéniques, maintenir en laisse afin de maîtriser le comportement du chiot ou du chien.   - S’il s’agit de consommation des selles d’un autre animal, notamment de celles des chats, on veillera à maintenir la litière propre s’il n’est pas possible de la rendre inaccessible. On pourra aussi pulvériser des substances au goût désagréable sur les selles afin de les rendre moins attractives ( ne pas employer un produit sans l’avis de votre vétérinaire).   - Lors d’un comportement de coprophagie, il est important d’ignorer le chien qui consomme ses propres excréments, aussi répugnant que cela soit, afin de ne pas lui montrer l’importance que vous accordez à cet acte.   - Enfin et dans tous les cas, il ne faut pas instaurer une compétition entre le chien et son maître. Il est important de ne pas surveiller trop attentivement les émissions des selles, ni surtout des les faires disparaitre en la présence du chien. Particulièrement, il faudra éviter de punir le chien pour une défécation dans un lieu inadapté. Au contraire, lors de l’éducation, on veillera à récompenser un comportement souhaité.     Renforcer le comportement désiré : Comme pour tous les troubles du comportement, lorsqu’on cherche à promouvoir un changement, celui-ci doit respecter certaines règles. Ainsi, on évitera toute punition ou signe de colère ce qui, dans le cas de la coprophagie, aura tendance à renforcer le comportement indésirable. La bonne démarche pour renforcer positivement un comportement souhaité consiste à récompenser ce comportement. Dans notre cas, il s’agit de détourner le chiot ou le chien de ses excréments, par exemple en lui demandant de venir vers vous, de s’assoir ou de se coucher, ou encore de donner la patte, et ceci fait de le récompenser par une caresse prodiguée avec des paroles et un ton de voix agréables. Lors des promenades, on veillera à détourner le chien tenu en laisse par la même méthode, en proposant par exemple un jeu (une petite course par exemple) terminé par le même type de récompense. Il n’est pas forcément nécessaire que la récompense soit alimentaire, votre compagnon est au moins aussi sensible à une caresse et un mot chaleureux !     Réduire la qualité attrayante des selles : Dans certains cas, la prise en charge comportementale est insuffisante, et on sera amené à limiter l’intérêt du chien pour ses déjections : on peut par exemple changer d’aliment, tout en veillant à conserver ses qualités nutritionnelles propres, ou encore utiliser des adjuvants destinés à réduire l’odeur et le goût. Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur ces produits.      Conclusion: Si la coprophagie est un acte répugnant pour le propriétaire, le chien ne le perçoit pas comme tel. Dans le cas de coprophagie d’origine médicale, il est important d’en déterminer la cause et de la soigner. Dans le cas d’une dérive comportementale, il faut rechercher l’élimination de ces consommations. En effet, bien que ce soit rare, il demeure possible notamment lors de consommation des fèces d’un autre animal, que votre chien se contamine voire même transmette lors des contacts des maladies ou des parasites. Dans tous les cas, n’hésitez pas à demander conseil à votre équipe vétérinaire.
Comment savoir si mon animal est malade?
15/11/2019

Comment savoir si mon animal est malade?

Votre chien vomit, votre chat ne mange plus depuis quelques jours, votre lapin semble patraque… Quand faut-il s’inquiéter et consulter votre vétérinaire ? Voici quelques indications pour vous aider à réagir au bon moment.   Les signes généraux : Dans un premier temps, vous pourriez remarquer que votre animal est en petite forme , que ce soit un chien, un chat ou un rongeur. Il pourrait être apathique, ne pas vouloir aller se promener, refuser de sortir de sa cage pour les rongeurs… Vous remarquerez vite un changement de comportement, un changement d’habitude. Vous connaissez bien votre animal ! Cela peut être le seul signe d’une maladie grave, ne laissez pas l’état de santé de votre animal s’aggraver…   L’appétit : Un des premiers symptômes lorsqu’un animal est malade est le manque d’appétit.  Cette anorexie peut être un signe d’alerte. La modification de la prise de boisson peut aussi vous mettre la puce à l’oreille ! Sachez que certaines maladies peuvent provoquer également une augmentation de la prise de nourriture.   La température rectale : Il peut vous paraître difficile de prendre la température de votre animal mais cela est possible. Il faut, par contre, qu’une personne vous le tienne pour plus de sécurité. Elle ne doit pas dépasser 39°C chez le chien et le chat et 39.5°C chez les lapins et cobayes. Mais, attention, une baisse de température doit aussi vous alerter à moins de 38°C pour les carnivores et 38.5°C (lapins) à 37.5°C (cobayes).   Les symptômes digestifs : Il est fréquent qu’un chien ou chat vomisse donc pas de raison de paniquer à chaque vomissement s’il est sporadique et que votre animal se porte bien par ailleurs ! Il faut s’inquiéter rapidement si votre animal vomit soudainement dès qu’il mange ou boit, ou que les vomissements sont moins fréquents mais sur le long terme : plusieurs fois par semaine pendant plus d’une semaine. Il en est de même pour la diarrhée, l’apparition violente d’une forte diarrhée doit vous alerter de même qu’une légère diarrhée pendant plusieurs semaines. La constipation doit aussi être prise en compte. Une visite chez le vétérinaire s’impose alors !   Autres symptômes : On peut aussi penser aux symptômes respiratoires, ils sont facilement repérables et ne doivent pas être pris à la légère. En effet, une toux, par exemple, peut aussi bien être due à un parasitisme qu’à un problème cardiaque. Des symptômes neurologiques, des boiteries, des problèmes dermatologiques (pertes de poils, démangeaisons, boutons…) doivent aussi faire l’objet d’une consultation.   Savoir si son chien, son chat ou son rongeur est malade est toujours délicat. De manière générale, il est important d’observer son animal, de connaître ses habitudes pour déceler rapidement un comportement, un symptôme anormal… Toute l’équipe reste à votre disposition si vous avez des questions ou êtes inquiets quant à la santé de votre animal.   
Le chien et l'hiver
08/11/2019

Le chien et l'hiver

L’organisme du chien est bien plus résistant au froid que celui des humains. Cependant, il faut savoir qu’un chien peut prendre un « coup de froid » et tomber assez sérieusement malade. Il peut même mourir de froid s’il ne peut pas se mettre à l’abri en cas de très grosse chute de température.   Une résistance au froid variable : Les chiens sont pour la plupart d’entre eux des animaux assez rustiques. En revanche, certaines races résistent mal au froid. Et, si votre chien est habitué à vivre à l’intérieur toute l’année, il sera beaucoup plus sensible au froid en hiver et vous devrez prendre plus de précautions le jour où vous l’emmènerez à la neige. Il faudra peut-être dans ce cas prévoir un manteau de protection, un traitement des coussinets plantaires et limiter la durée des sorties. Si votre chien vit toute l’année dehors, il peut y rester l’hiver mais il devra tout de même avoir un abri isolé du sol par des pieds et placé à l’abri des intempéries (en particulier des vents dominants). N’hésitez pas à garnir l’intérieur avec des couvertures ou de la paille afin de l’aider à lutter contre la déperdition de chaleur.   La résistance au froid dépend : - De la race de votre chien : Les races à poils longs et denses ou certaines races originaires de pays froids comme le Chow- Chow, le Husky, le Léonberg ou le Terre-Neuve supportent généralement bien le froid. Certaines races à poils très ras et de morphologie très fine résistent plus difficilement au froid (Lévriers, Yorkshire...).   - De l’âge du chien : Les chiots et les chiens très âgés sont moins aptes à lutter contre le froid que les chiens adultes.   - Du mode de vie du chien : Un chien qui vit dans une maison avec un jardin et qui sort souvent ou passe plusieurs heures par jour dehors, supportera mieux le froid qu’un chien qui vit en appartement. Les chiens vivant en ville dans des appartements très chauffés ou les chiens récemment toilettés seront plus sensibles aux basses températures.   - De l’état d’embonpoint du chien : Un chien maigre ayant donc peu de réserves est plus sensible au froid qu’un chien de poids normal. Par contre, il faut savoir que les chiens obèses ne sont pas plus résistants au froid que les chiens de poids normal. Ils sont même souvent très frileux.   - De l’épaisseur de la fourrure : Les races nordiques ont un sous-poil plus dense que les races de climat tempéré. Les races à poil long ont une meilleure protection que les races à poil ras. Nous vous conseillons de ne pas faire tondre votre chien juste avant l’hiver et de demander au toiletteur de ne pas trop enlever le sous-poil.   - Du type de froid : Il faut savoir que le froid sec est plus facile à supporter que le froid humide . Par ailleurs, si un vent froid souffle, la déperdition de chaleur est plus importante et vous devez écourter la promenade avec votre chien.   - L’alimentation du chien en hiver : Pour des chiens des villes, vivant la plupart du temps à l’intérieur avec nous, il n’est pas recommandé d’augmenter la ration alimentaire pendant les mois d’hiver. Ils ne feraient que prendre de l’embonpoint !! En revanche, le chien qui passe quasiment tout son temps dehors, le chien d’utilité et le chien faisant beaucoup d’exercice nécessitent une alimentation adaptée. Il faut lui apporter plus d’énergie à « brûler » pendant la période hivernale, car son organisme doit lutter contre le froid. Vous devez augmenter sa ration de 10 à 20 % en fonction des conditions climatiques. Pour les chiens très actifs, il serait même recommandé de passer à un aliment « performance » si ce n’est pas déjà ce qu’il mange.   Un chien qui vit à l’extérieur « toute l’année »: Si vous souhaitez laisser votre chien dehors tout l’hiver, il est indispensable qu’il ait déjà l’habitude de vivre à l’extérieur. On ne met pas un chien à vivre dehors parce qu’il se met à sentir plus fort à cause de la pluie ou du froid pendant la période hivernale. Un chien peut très bien vivre toute l’année dehors, mais cela doit vraiment être «toute l’année» de façon à ce qu’il bénéficie des transitions de l’automne et du printemps qui lui permettent de s’adapter et de changer de poil.  En effet, les chiens vivant à l’extérieur en permanence ont un poil plus fourni en hiver et une meilleure résistance au froid que ceux qui vivent à l’intérieur.   Conclusion : Un chien est globalement assez résistant et il préfère souvent un temps froid à trop de chaleur. Si votre chien passe beaucoup de temps dehors, il est important d’augmenter sa ration alimentaire. Et, quoi qu’il en soit, il faut être vigilant, lui assurer un minimum d’abri et ne pas surestimer sa résistance au froid.
Les tics du cheval
01/11/2019

Les tics du cheval

Différentes études ont montré que les vices d’écurie proviennent du « mal-être » du cheval, conséquence du manque d’activité et de relations sociales. Il n’y a pas de prédisposition génétique mais un tempérament nerveux est un facteur favorisant. Pour modifier ce comportement, il faudra prendre en charge le stress du cheval tiqueur et effectuer des changements dans son environnement.   Les tics les plus fréquents : - Tic à l’air : le cheval ouvre la bouche, contracte les muscles pharyngiens, fléchit les muscles de l’encolure et ingère ou expulse de l’air en émettant un bruit caractéristique. - Tic à l’appui : c’est le mouvement du tic à l’air en appuyant les incisives supérieures sur un support solide (porte, mangeoire, arbre...). - Tic à l’ours : le cheval balance la tête de droite à gauche continuellement, voire se balance d’un antérieur sur l’autre. - Automutilation : elle est plus fréquente chez l’étalon mais existe également chez le hongre et la jument. Le cheval mord son flanc et son poitrail. D’autres comportements accompagnent parfois l’automutilation : saut de mouton, hennissement, coup de pied, roulade...   Quelles sont les causes et les conséquences de ces tics ? Les tics sont liés à du stress ou à de l’ennui, il faudra donc toujours analyser l’environnement du cheval. De nombreux facteurs environnementaux peuvent prédisposer un cheval aux tics : frustrations, confinement, manque d’activité, alimentation rapide et absence de fourrage à volonté, conflits hiérarchiques, présence de congénères présentant des tics (phénomène d’imitation), cheval nerveux. Ces tics, qui sont un « symptôme » de mal- être, doivent être pris au sérieux car ils peuvent aussi favoriser le développement de certaines pathologies.   Les tics avec absorption d’air (tic à l’air, tic à l’appui) pourraient prédisposer aux coliques digestives. Lors de mouvements permanents (tic à l’ours, encensement) des douleurs musculaires sont parfois décrites. Dans tous les cas, le cheval nerveux a tendance à présenter des difficultés de récupération après l’effort, ce qui peut être préjudiciable pour sa carrière sportive.   Comment soulager le cheval tiqueur ? Vous devez aider le cheval qui s’ennuie et calmer le cheval stressé. Pour remédier à l’ennui, essayez des changements dans son quotidien :   - le sortir plus souvent (monte ou paddock), - fractionner les repas ou distribuer du foin peu riche mais à volonté, - s’il est isolé, le rapprocher d’une zone d’activité (carrière, congénères, zone de passage), - mise en place de jeux dans son box (ballons dans des filets), - présence d’un nouveau compagnon ; poneys, chèvres et lapins sont les plus utilisés. Attention, si c’est très efficace c’est aussi très contraignant car on ne peut souvent plus les séparer ! - revoir les lots de pâturage lors de conflit hiérarchique.   Lors de stress, votre vétérinaire pourra vous prescrire un traitement pour calmer votre cheval. Suivant l’importance du stress et le tempérament de votre cheval, le vétérinaire fera appel à des phéromones de synthèse, de l’homéopathie ou des compléments alimentaires.   Les compléments alimentaires « anti-stress » sont très nombreux et l’essentiel sera de trouver celui adapté aux besoins spécifiques de votre cheval. De nombreux compléments sont riches en vitamines B1 et B6, magnésium et tryptophane. Certains complexes alimentaires peuvent également contenir des substances protectrices des appareils musculaires ou des appareils digestifs (prévention des ulcères). Il existe aussi un supplément nutritionnel à base de dérivés de la caséine du lait.   Votre vétérinaire vous aidera à faire le point et à choisir le complément le plus approprié.   Bien entendu, il existe également des solutions pour empêcher le cheval de tiquer. Lors de tic à l’air, un licol anti-tiqueur peut être conseillé, et lors d’appui, des substances au goût ou à l’odeur désagréable peuvent être appliquées sur les zones d’appui.   Mais en général, si le mal-être n’est pas résolu, le cheval a tendance à développer un autre tic !  
UN EXAMEN BUCCO-DENTAIRE POUR MON CHIEN OU MON CHAT
25/10/2019

UN EXAMEN BUCCO-DENTAIRE POUR MON CHIEN OU MON CHAT

On croit souvent puisque les chiens et les chats n’ont pas de caries, qu’il n’est pas nécessaire de vérifier régulièrement l’état de leur dentition. S’il est vrai que nos carnivores sont très peu sujets aux caries, ils peuvent souffrir d’autres affections et vérifier régulièrement qu’ils jouissent d’une bonne santé bucco-dentaire permet d’éviter l’apparition de maladies générales dont les conséquences sur la santé peuvent être bien plus importantes. Un examen régulier de la dentition , de l’état des dents, des gencives, l’évaluation de la plaque dentaire, du tartre et d’autres maladies orales est donc indispensable. Dans certains cas des examens complémentaires (radiographies en particulier) peuvent être nécessaires.   Chez le chiot et le chaton : Chez certaines races de chiens, en particulier les petites races, et parfois chez les chatons, les dents de lait ne tombent pas lors de la pousse des dents définitives dont elles peuvent gêner la mise en place correcte. Plus tard, cela peut conduire à l’apparition de tartre ou d’infections. Il faut donc les retirer sous anesthésie. Chez les races brachycéphales en particulier, une mauvaise implantation favorise l’accumulation de déchets alimentaires puis l’apparition très précoce du tartre et d’infections locales. Une malocclusion (les dents ne s’affrontent pas correctement) peut également conduire à des difficultés à s’alimenter en plus de favoriser la plaque dentaire. Il est donc important que votre jeune compagnon voit son vétérinaire lors de la mise en place de la dentition d’adulte pour évaluer ce type de risque. Parfois votre chiot ou votre chaton ne sortira pas une plusieurs dents d’adulte. Si cela ne pose que peu de problème pour sa santé, c’est en revanche considéré comme une tare dans certaines races et le juge refusera la confirmation de votre jeune compagnon. Votre vétérinaire peut évaluer sa dentition et vérifier qu’elle est complète ou compatible avec le standard de la race. Pour ce faire un examen radiologique peut être nécessaire.   Age d’éruption des dents chez le chien et le chat : Eruption des dents de lait: CHIENS : Incisives: 3-4 semaines, Canines: 3 semaines, Prémolaires: 4-12 semaines, Molaires: pas de molaires de lait. CHATS :  Incisives: 2-3 semaines, Canines: 3-4 semaines, Prémolaires: 3-6 semaines, Molaires: pas de molaires de lait . Eruption des dents d’adulte : CHIENS : Incisives: 3-5 mois, Canines: 4-6 mois, Prémolaires: 4-6 mois, Molaires : 5-7 mois. CHATS: Incisives : 3-4 mois, Canines: 4-5 mois, Prémolaires: 4-6 mois, Molaires: 4-5 mois.   Chez l’adulte, des maladies fréquentes peuvent être évitées. On estime en effet que 85 % des chiens et chats âgés de plus de 3 ans sont atteints de maladie parodontale. Cette maladie affecte les structures qui soutiennent les dents : la gencive et l’os peuvent subir des  destructions telles que les dents peuvent tomber. Cela peut aller jusqu’à la fracture de l’os de la mâchoire. A minima, cette maladie provoque des douleurs qui peuvent rendre difficile la prise alimentaire . Cette maladie parodontale débute par une gingivite, caractérisée par un liseré rouge courant autour des dents. C’est la partie visible. La plaque dentaire qui en est responsable s’enfonce en effet progressivement le long de la racine et crée des poches dans lesquelles les bactéries se développent, entrainant également la mauvaise haleine (on parle d’halitose). Ces poches peuvent provoquer des abcès dont les conséquences sont à la fois locales et générales. Au-delà, ce sont en effet des maladies infectieuses insidieuses qui peuvent, en induisant la diffusion des bactéries dans l’organisme, atteindre le cœur et les poumons, le foie ou les reins et provoquer des insuffisances de ces organes. Chez le chat par exemple, une étude récente a montré que les maladies rénales chroniques étaient liées à la sévérité de la maladie parodontale.   Comme nous l’avons dit plus haut, les chiens et les chats sont peu sujets aux caries (moins de 6% des chiens !). Il existe toutefois chez les chats en particulier une maladie atteignant au moins un chat sur trois : la résorption odontoclasitique. On ne connait pas la cause de cette affection, qui apparait en général vers 3 ou 4 ans (rarement avant). Elle est aussi appelée «maladie » ou « carie du collet », puisqu’elle touche essentiellement la jonction entre la couronne et la racine de la dent. C’est un phénomène douloureux qui gêne la consommation alimentaire des chats atteints et nécessite souvent l’extraction des dents malades. Un examen bucco-dentaire régulier permet donc de déceler ces maladies à des stades débutants, et donc de prévenir les maladies générales. Votre vétérinaire peut examiner votre compagnon au cours des visites annuelles de santé. Si votre chien ou votre chat est un sujet à risque, il peut vous recommander cet examen plus souvent. Le détartrage régulier peut s’avérer nécessaire : certains chiens ou chats n’en ont jamais besoin, chez d’autres il est préférable d’intervenir une fois par an, voire plus souvent.   Si mon compagnon est atteint, quelles solutions curatives et préventives ? Lorsque la maladie est déjà présente, il est nécessaire d’intervenir sous anesthésie générale: que ce soit pour retirer le tartre ou pour intervenir sur la maladie parodontale ou la résorption odontoclastique. Il faut parfois retirer les dents dont les tissus de soutien sont détruits. Après cicatrisation, votre compagnon n’a plus de douleur dentaire et mange d’autant plus facilement. Il ne faut donc pas hésiter à intervenir ! A la suite de l’examen, ou après intervention, votre vétérinaire et son équipe vous conseillent les moyens les plus adaptés pour limiter l’apparition ou la récidive de ces maladies. Par exemple, seule une action mécanique permet de détruire la plaque dentaire. Le brossage quotidien demeure donc la meilleure prévention, mais vous pouvez également trouver avec votre équipe soignante une solution adaptée à votre compagnon si le brossage s’avère compliqué.   Mon chien ou mon chat est senior... a-t-il encore besoin de cet examen? Avec l’avancée en âge, certains organes de votre chien ou chat sont plus fragiles. Les effets délétères d’une mauvaise santé bucco-dentaires sur la santé ne sont plus à démontrer, aussi la nécessité de réaliser encore plus régulièrement des examens d’évaluation s’impose. Si votre compagnon souffre déjà d’une maladie chronique, il est même indispensable de mettre en place un programme d’intervention (soins locaux, détartrage...), afin de limiter le risque de diffusion des bactéries à partir de la sphère orale. Les techniques d’anesthésie actuelles permettent d’intervenir chez des chiens et chat âgés, même malades : il est bien moins dangereux d’endormir votre compagnon que de le laisser avec des maladies bucco-dentaires douloureuses et qui ne manqueront pas de le fragiliser encore plus !   Comme chez l’Homme, la bonne santé bucco-dentaire est garante de la bonne santé générale de votre compagnon. Un examen régulier s’impose donc. Votre vétérinaire et son équipe sont à votre service pour vous conseiller sur le rythme de ces examens, la prévention, et les éventuels soins adaptés à votre chien ou à votre chat.
Les moustaches (vibrisses) de nos chats
18/10/2019

Les moustaches (vibrisses) de nos chats

Les moustaches des chats , appelées « vibrisses » ont toujours fasciné. Elles sont indispensables au chat, qui les utilise pour mieux cerner son environnement, ses déplacements, son alimentation, et pour ses activités (chasse, jeux...). À la naissance , les chatons sont aveugles et presque sourds, mais leurs moustaches sont immédiatement opérationnelles . La sensibilité des moustaches des chats était connue des inventeurs des postes à galène, qui surnommèrent « moustaches de chat » le fil qui faisait contact avec le cristal.   Qu’est-ce qu’une vibrisse ? C’est un poil beaucoup plus raide et plus long qu’un poil normal. Ces vibrisses se trouvent à plusieurs endroits : sur le museau où elles sont les plus apparentes, sur l’arrière des pattes antérieures (vibrisses carpiennes), ou encore sur les sourcils. Sur le museau, elles sont enfoncées, trois fois plus profondément qu’un poil ordinaire, dans deux paquets de muscles très irrigués, de chaque côté du museau. Elles sont reliées à un groupe de terminaisons nerveuses extrêmement sensibles.   Le chat possède quatre rangées horizontales de trois moustaches chacune, et les plus grosses se situent aux rangées 2 et 3. Elles poussent et se renouvellent continuellement . Grâce à de puissants muscles horripilateurs, les deux rangées du haut peuvent bouger indépendamment de celles du bas.   Les connaissances sur les mécanismes de transduction et de la fonction respective de chaque type de récepteur sont très limitées aujourd’hui, du fait de leur complexité. Les vibrisses varient en fonction de la race. Par exemple, celles du Devon Rex sont courtes et ondulées, tandis que celles de l’American Wirehair sont rêches, frisées et recroquevillées comme du fil de fer.   Quel est le rôle de ces vibrisses ? Les vibrisses sont indispensables au chat, car elles jouent le rôle de véritables radars l’aidant à se déplacer dans son environnement. Elles détectent les plus infimes perturbations de l’air causées par un objet mobile ou immobile. Elles lui permettent d’inspecter des objets, déceler des obstacles, de juger de la vitesse et de la direction du vent avant d’effectuer un saut. il les utilise pour localiser l’origine d’une odeur véhiculée par le vent, mesurer la largeur d’un passage, et dans l’obscurité complète, pour se frayer un chemin. Le chat les utilise également pour chasser : les vibrisses ont la faculté de lire le profil de la victime . des photographies de chats tenant des souris entre les mâchoires montrent que leurs moustaches sont presque entièrement enveloppées autour du cadavre. ainsi, le chat est informé de l’état de vie ou non de sa proie. il est alors en mesure de porter la morsure fatale à coup sûr. Le chat sans moustache ne serait qu’un piètre chasseur la nuit. Pour finir, ces vibrisses donnent des indications sur le comportement du chat : généralement, le chat curieux va déployer ses moustaches en éventail vers l’avant, par contre s’il est sur la défensive, elles seront plaquées contre la face.   Quelles précautions à prendre ? Les vibrisses jouent un rôle primordial pour le chat. Il ne faut donc pas les couper et encore moins les arracher. Les couper ne provoquera aucune douleur particulière et il n’y a aucune raison que celui- ci devienne subitement fou ou ne soit plus capable de marcher en raison d’une soudaine perte d’équilibre. Mais cela handicapera votre chat jusqu’à ce qu’elles repoussent. En revanche, l’arrachement d’une vibrisse est fort douloureux pour l’animal. Lorsqu’il fait sa toilette, le chat en prend un soin méticuleux. À l’aide de sa patte, qu’il lèche copieusement auparavant il les lisse longuement et méthodiquement.   Conclusion : Les moustaches (Vibrisses) du chat lui sont indispensables pour se mouvoir dans son environnement et vivre. En plus de donner de l’information au chat, elles transmettent aussi de l’information sur le chat. On notera que le chat n’est pas le seul animal à avoir des vibrisses. En effet, bon nombre de rongeurs, certains oiseaux et même le cheval en sont également dotés.
Aboiements intempestifs chez le chien
11/10/2019

Aboiements intempestifs chez le chien

Mon chien aboie tout le temps. Très fréquents, les aboiements chez un chien peuvent devenir un réel problème pour ses propriétaires dont le voisinage va, en plus, rapidement se plaindre ! Il faut alors comprendre pourquoi son chien aboie, en quelles circonstances, pour pouvoir limiter au maximum ce comportement désagréable.   Les aboiements chez le chien: Pour le chien, l’aboiement est tout simplement un moyen de communication. Il aboie pour prévenir d’un danger, pour éloigner des intrus, pour prévenir ses congénères ou d’anxiété en votre absence…La peur peut aussi provoquer une réaction de défense se traduisant par des aboiements très fréquents. On observe aussi souvent des aboiements qui permettent au chien de défendre son territoire . Sachez que lorsque des personnes passent devant chez vous, ou que le facteur vous dépose une lettre, votre chien, les voyant s’éloigner, est persuadé que ses aboiements ont été efficaces et qu’il a réussi à les faire fuir. Alors pourquoi ne recommencerait-il pas le lendemain ? Les causes d’aboiements chez le chien sont donc nombreuses et il faut d’abord bien définir si votre chien aboie en votre absence ou lorsque vous êtes à la maison. Certains jappent seulement pendant les balades, en croisant un autre chien ou en apercevant un chat !   Votre chien aboie en votre présence: Comme nous venons de l’évoquer, la plupart du temps, votre chien chasse des intrus, et il y parvient ! En tout cas, selon lui !! Pour faire passer cette habitude, il faut lui faire comprendre que ce n’est pas grâce à lui que les personnes partent. Pour cela, avant l’arrivée du facteur, par exemple, gardez-le près de vous et offrez-lui une friandise pour attirer son attention pendant la distribution du courrier. Vous pouvez aussi lui lancer son jouet préféré, une fois dans sa gueule, il ne pourra plus aboyer. Il faut aussi savoir que certains chiens sont hypersensibles et hyperactifs et ont tendance à ne pas parvenir à se contrôler. Il s’agit généralement d’un trouble du comportement venant du plus jeune âge et d’un défaut d’éducation de la part de la mère (absente ou incompétente). Dans ce cas, il est préférable de prendre rendez-vous pour une consultation voire même pour une consultation spécialisée avec un vétérinaire comportementaliste.   Votre chien aboie en votre absence: Dans ce cas, vous serez sûrement prévenu par les voisins… Il faut différencier deux cas de figure : votre chien aboie en votre absence parce qu’il n’est pas content que vous partiez et le laissiez seul ou votre chien aboie parce qu’il est anxieux lorsqu’il est seul.   Dans le premier scénario, votre chien est plutôt dominant , il est important de mettre en place certaines habitudes qui vont lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui décide quand vous partez et rentrez ! Pour cela, donnez-lui à manger après vous et retirez sa gamelle après vingt minutes qu’elle soit vide ou non, offrez-lui un panier qui ne soit pas dans un lieu de passage où il puisse observer vos allées et venues et ne répondez pas à toutes ses sollicitations.   Dans le deuxième cas, il faut apprendre à votre chien à rester seul. Il existe sûrement un lien d’hyperattachement avec vous. Il est alors nécessaire de lui demander parfois de rester dans son panier s’il vous suit en permanence, de l’ignorer avant de partir le matin (pour éviter un rituel qui le rendra anxieux de plus en plus tôt le matin), de lui donner une friandise à mâcher ou un jouet distributeur avant de partir (cela l’occupera au moment-même de votre départ), de prendre le temps de vous mettre à l’aise avant de vous occuper de lui quand vous rentrez le soir…   N’hésitez pas à nous demander conseil, nous pourrons vous aider ou vous orienter vers un confrère spécialiste si nécessaire. Si la situation devient délicate avec vos voisins, cela vous permettra d’argumenter que votre chien est pris en charge. Toujours difficiles à canaliser, les aboiements constituent un réel problème pour beaucoup de propriétaires. Une fois la cause définie, des solutions existent et nous sommes là pour vous accompagner. Nous restons à votre disposition pour évoquer ce problème avec vous.
La vermifugation en questions
04/10/2019

La vermifugation en questions

Les parasites internes (vers) peuvent infester votre animal. Le vermifuger régulièrement est donc très important. Pour en savoir plus sur la vermifugation, voici quelques questions/réponses sur ce sujet !   Je veux utiliser un vermifuge naturel, est-ce que l’ail peut convenir ? Dans un premier temps, sachez que les vermifuges naturels sont moins efficaces que les vermifuges vétérinaires classiques. Ainsi, ils sont déconseillés chez les animaux dits « à risque », ceux qui sont susceptibles d’ingérer des parasites. Ce sont les chiens qui mangent des déchets, des excréments… ou les chats qui chassent beaucoup. Ensuite, l’ail est un aliment toxique pour les animaux. Les doses toxiques sont importantes mais il faut toujours rester vigilant. Il est donc préférable, pour ne pas prendre de risque, d’ éviter de donner de l’ail à votre animal.   Je n’ai pas besoin de traiter mon chien contre les vers s’il mange régulièrement de l’herbe ? Lorsqu’un animal mange de l’herbe, cela ne tue pas les parasites digestifs. Au contraire, les irritations provoquées par l’ingestion d’herbe peuvent favoriser le développement des parasites. Il est aussi possible que votre animal mange de l’herbe par inconfort digestif : il faut déterminer la cause de cet inconfort… Les parasites digestifs, peut-être ? En conclusion, si votre animal mange de l’herbe, la première chose à faire est de le vermifuger, si cela ne suffit pas, une consultation s’impose !   Mon chat a une « peau sur l’œil », est-ce qu’il a des vers intestinaux ? C’est une hypothèse possible. La troisième paupière ou membrane nictitante sert au chat à fermer hermétiquement les yeux. Le fait qu’elle ne revienne pas complètement en place peut-ê tre dû à différentes causes dont, entre autres, une diarrhée, une déshydratation ou, effectivement, la présence de parasites internes. Surveillez ses selles, sa prise alimentaire et de boisson et traitez-le contre les vers.   A quelle fréquence est-ce que je dois vermifuger mon animal ? On conseille généralement de vermifuger tous les 3 mois car le traitement vermifuge élimine les parasites présents dans le tube digestif de votre animal mais ne prévient pas sa ré-infestation . Ainsi, un chien qui mange des proies par exemple, sera plus rapidement infesté et il faudra augmenter la fréquence de vermifugation. Au contraire, les chats d’appartement sont moins à risque !   Mon chat ne sort pas, est-ce que je dois quand même le traiter contre les parasites internes ? Oui, mais moins souvent sûrement que s’il chassait toute la journée. En effet, les chats d’appartement peuvent tout de même être infestés de vers intestinaux en ingérant des puces que vous pouvez ramener sur vos vêtements. Les puces peuvent être porteuses d’œufs de ténias…   Les parasites de mon chien peuvent-ils être transmis aux humains ? Oui, les œufs de parasites peuvent se retrouver sur les poils de votre chien. On imagine facilement qu’en le caressant, vous pouvez rapidement être vous-même infesté. Les petits enfants sont les plus touchés car leurs défenses immunitaires sont moins importantes. Les bacs à sable où peuvent se trouver des excréments de chats sont aussi source de parasites intestinaux pour nos enfants ! Il est possible de vermifuger les adultes et enfants vivant dans l’entourage d’un animal. Pour cela, demandez conseil à votre médecin.   La vermifugation est très importante pour la santé de nos animaux mais aussi pour la nôtre. Nous pouvons vous proposer des vermifuges adaptés à vos animaux en fonction du niveau de risque. L’équipe de la clinique reste à votre disposition pour toute question supplémentaire.
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