chirurgie vétérinaire ORTHOPEDIQUE à nouméa
en nouvelle calédonie

Chirurgies orthopédiques

L’orthopédie est la spécialité chirurgicale qui consiste à traiter les affections de l’appareil locomoteur : os, tendons, muscles, colonne vertébrale… Elle nécessite un matériel spécifique et une compétence particulière. Ces chirurgies sont pratiquées à la clinique de Sainte-Marie par le Dr Vivier qui dispose de 20 ans d’expérience dans ce domaine et de formations postdoctorales. Votre animal sera donc transféré sur cette clinique pour être pris en charge.

Selon l’affection en cause, les suites opératoires peuvent être nulles – retrait de la tête du fémur chez le chat – ou au contraire assez complexes : rééducation fonctionnelle des chirurgies de hernie discale. Votre participation est alors fondamentale pour le succès de l’intervention, et le vétérinaire vous remettra une feuille où figurent les consignes et le protocole de rééducation.

Les coûts générés par ces interventions peuvent être élevés. Nous en avons pleinement conscience et nous établissons une estimation des coûts la plus précise possible. Des facilités de paiement sont couramment pratiquées.

Les interventions chirurgicales se décomposent en trois temps : la période préopératoire, le temps opératoire et la période postopératoire.

L’examen préopératoire permet de statuer sur l’état de l’animal et d’apprécier le risque chirurgical. Des analyses complémentaires sont parfois utiles pour documenter un dysfonctionnement organique. Grâce aux données recueillies au cours de l’examen clinique et des examens complémentaires éventuels (radiographie, échographie, analyses de sang), le chirurgien prévoit la technique chirurgicale.
 
Une diète de 12 heures est obligatoire avant l’opération pour limiter les risques de fausses déglutitions par reflux d’aliment. L’eau de boisson sera retirée trois à six heures avant l’opération. Pour les interventions sur les portions basses du tube digestif, la diète préopératoire est étendue à 48 heures. 
Le pelage est une source importante de contamination microbienne. Une tonte large de la zone opératoire est indispensable.

L’opéré reçoit généralement une prémédication anesthésique, un quart d’heure avant le début de l’intervention. Une voie veineuse est mise en place pour permettre l’administration des produits anesthésiques et des solutés si nécessaire. 

L’opération est prête à commencer. L’induction de l’anesthésie permet d’obtenir la perte de conscience de l’animal. Un tube (sonde trachéale) peut être introduit dans la trachée pour permettre l’administration des gaz anesthésiant le cas échéant et la ventilation artificielle si nécessaire.


Le chien est alors positionné sur la table d’opération. Le site chirurgical est préparé par une désinfection cutanée minutieuse. Des champs chirurgicaux stériles sont placés pour recouvrir tout l’animal en laissant apparaître le site opératoire.

L’accès au foyer opératoire constitue le temps inaugural de l’intervention. L’incision se fait selon des lignes anatomiques bien précises pour limiter les délabrements. Pour la chirurgie thoracique, les parties osseuses sont également sectionnées. Le chirurgien cherche à respecter les structures vasculaires, mais les saignements sont inévitables. L’hémostase chirurgicale permet le contrôle des hémorragies. Les vaisseaux peuvent être ligaturés ou cautérisés avant section. L’acte opératoire est ensuite effectué. La fermeture du foyer opératoire conclut l’intervention. La réparation de la plaie chirurgicale fait appel à des fils de suture ou à des agrafes cutanées. Des dispositifs de drainage sont parfois laissés en place pour évacuer les liquides pathologiques. Un pansement protecteur est généralement mis en place.

La phase postopératoire fait l’objet de soins attentifs. La reprise de l’alimentation tend à être de plus en plus précoce. On choisira un aliment d’excellente qualité distribué en petites quantités. Le pansement est laissé en place 24 à 48 heures et ne sera changé que s’il est souillé. Il faut éviter que le chien lèche exagérément sa cicatrice et des moyens de contention (collerette) ou de protection (bandage) sont parfois nécessaires. Le retrait des points ou des agrafes se fait entre le 8e et le 12e jour.

La lutte contre les infections : asepsie, antisepsie

Le risque infectieux est réel, car le traumatisme opératoire compromet les défenses naturelles de l’organisme. Il dépend de l’état initial du patient, du type d’intervention, de sa durée et de la qualité de l’asepsie. Prévenir l’infection est une préoccupation permanente du chirurgien. 

L’asepsie désigne l’ensemble des mesures préventives destinées à stériliser l’environnement direct du champ opératoire. Tout ce qui rentre en contact avec le foyer opératoire est préalablement stérilisé. C’est le cas des instruments, des mains du chirurgien qui porte des gants stériles.

La « maladie opératoire » 

L’intervention chirurgicale s’apparente à un traumatisme accidentel. L’organisme subit un stress important et doit se mobiliser pour se défendre et réparer les pertes subies. L’agression opératoire a plusieurs composantes. La douleur en est l’élément majeur. Les pertes tissulaires et Hydro électrolytique, les médicaments anesthésiques, et les agents infectieux sont les autres facteurs de la « maladie opératoire ». Différentes mesures visent à limiter l’agression chirurgicale. C’est notamment l’objet de la réanimation et de la lutte contre la douleur. L’ampleur de la maladie opératoire et les capacités de réaction de l’individu conditionnent la durée de la convalescence.

La lutte contre la douleur

La médecine vétérinaire bénéficie d’une meilleure prise en compte de la douleur animale. L’expression de la douleur chez le chien est subtile, souvent muette, ce qui rend son évaluation difficile. Les vétérinaires admettent que si une intervention est réputée douloureuse chez l’homme, il en est de même chez l’animal. L’analgésie* peut débuter dans certains cas avant même l’opération. Elle se poursuivra pendant la durée attendue de la phase douloureuse. Chez le chien, comme chez l’enfant, il est difficile de faire la part des choses entre la douleur, le stress « psychologique » ou l’anxiété. Des soins attentionnés et le respect du confort du chien sont indissociables de la lutte contre la douleur par des médicaments.

Particularités de la chirurgie osseuse

La chirurgie osseuse intervient principalement sur les fractures. L’objectif du traitement est de favoriser la formation du cal de fracture. L’os est le seul tissu capable de reconstituer sa continuité sans cicatrice. Le cal est d’abord constitué de tissu conjonctif qui se minéralise progressivement pour donner du tissu osseux. Deux principes régissent la réparation des fractures : la mise en continuité (coaptation) des abouts osseux dans une position qui respecte l’anatomie de l’os et leur immobilisation. L’immobilisation par des méthodes orthopédiques (attelle, plâtre, pansement …) n’est pas toujours possible et l’intervention chirurgicale est parfois la seule solution. Les ostéosynthèses désignent les interventions destinées à rétablir la continuité osseuse. Elles font appel à des implants qui permettent l’immobilisation et la coaptation. Ces éléments peuvent être implantés directement dans la structure osseuse après exposition du foyer de fracture. C’est le cas des broches, des plaques, des vis ou des ligatures par fil d’acier. L’autre technique est celle du fixateur externe. Des broches sont implantées perpendiculairement à l’os et maintenues entre elles par des tiges. L’implantation se fait « à foyer fermé » et le montage de contention est extérieur au membre fracturé. L’avenir de l’orthopédie vétérinaire est comme chez l’homme représenté par les biomatériaux pour combler les pertes de substances.
 
Encadré 1 : Il ne faut pas avoir peur de l’anesthésie  
L’anesthésie vétérinaire est désormais parfaitement maîtrisée et n’a rien à envier à la médecine humaine. Les techniques utilisées sont les mêmes. Une anesthésie n’est certes jamais dénuée de danger même si la plupart des complications peuvent être prévenues. Les agents anesthésiques actuels sont très sûrs et l’anesthésie fait partie du quotidien du vétérinaire. Les méthodes utilisées offrent un maximum de garanties de sécurité. 

Encadré 2 : Pourquoi faut-il laisser son chien chez le vétérinaire après une opération 
La phase de réveil est une phase critique pendant laquelle l’opéré doit être étroitement surveillé. Le calme et le repos sont indispensables. Le vétérinaire contrôlera le retour à l’état de conscience et la restauration des grandes fonctions. Il pourra prendre les mesures qui s’imposent en cas d’anomalie et éviter qu’un incident banal suive une évolution dramatique.

 

Neurochirurgie

Les consultations de neurologie concernent les animaux présentant des troubles de la locomotion que l’on ne peut rapporter à une affection musculo-squelettique (ataxie, parésie), des troubles de l’équilibre, des crises convulsives ou des symptômes de syndrome méningé…

En l’absence de scanner et d’IRM, non disponibles sur le caillou, les examens se limitent à l’analyse du liquide céphalo-rachidien et à la radiographie/myélographie.

La quasi-totalité des interventions de neuro-chirurgie portent sur le rachis : traitement des instabilités, hernie discale, fracture ou luxation vertébrale…Ces dernières sont la conséquence de traumatismes très violents, au premier rang desquels figurent les accidents de la voie publique. Les hernies discales concernent plutôt les chiens âgés, en surpoids, ou ceux appartenant à une race à risque (races chondrodystrophiques : les teckels).



Comment se déroule une intervention de neurochirurgie ? Exemple de la hernie discale…

Lors de la consultation, le vétérinaire déterminera par l’examen clinique dans quelle zone se trouve la lésion. Il existe des tests simples permettant de savoir si le problème provient des cervicales, des thoraciques ou des lombaires. Il est souvent plus difficile de choisir entre un traitement médical et l’opération ! Beaucoup de paramètre rentrent en compte et seront discutés avec vous…

Si la décision opératoire est prise, il faut maintenant déterminer exactement où se situe la hernie. En l’absence de scanner ou d’’IRM sur le caillou, nous procédons à une myélographie. Il s’agit d’injecter de façon strictement aseptique un produit de contraste (opaque aux rayons X)  dans le canal médullaire. Ce produit va se répartir et dessiner les contours de la moelle épinière. A l’endroit de la compression, la moelle va apparaître déplacée, ou si la compression est plus importante la diffusion du produit sera bloquée. Le chirurgien sait donc maintenant entre quelles vertèbres se situe la hernie, et même si elle est centrale ou latéralisée.

Tout l’enjeu de la chirurgie est de décomprimer la moelle épinière, en enlevant des morceaux de vertèbres de part et d’autre de la hernie. La technique est différente lors de hernie cervicale, où l’abord se fait ventralement et ou l’on enlève une partie du corps de la vertèbre (la corpectomie), ou lors de hernie thoracique ou lombaire. C’est alors le chapeau que l’on enlève (laminectomie dorsale), ou une partie latérale (hémilaminectomie).

L’exposition de la moelle doit se faire avec le plus grand soin, en utilisant des fraises rotatives refroidies par irrigation. C’est un moment critique car les risques de léser la moelle sont réels, j’utilise systématiquement des lunettes-loupes et la position assise afin d’être le plus précis possible.

On peut alors retirer le matériel discal hernié en prenant garde de ne pas abîmer les nerfs rachidiens, puis procéder à une stabilisation éventuelle des vertèbres : arthrodèse, broches noyées dans un mastic chirurgical, plaque verrouillée et vis…

La récupération peut être totale, et dépends de nombreux facteurs dont les plus importants sont la gravité de l’atteinte initiale, la qualité de la chirurgie et de la rééducation qui suit.