imagerie vétérinaire à nouméa en nouvelle calédonie

Radiologie numérique

La radiologie a énormément progressé ces dernières années avec l’utilisation des technologies numériques.

La radio – c’est-à-dire la machine qui génère les rayons X- est toujours plus ou moins la même : un générateur de haute tension établit un flux d’électron entre la cathode et l’anode d’un tube. L’impact des électrons sur l’anode entraîne l’émission d’un rayonnement X. celui-ci est ensuite simplement diaphragmé par un collimateur en direction de la zone à radiographier.

Celle-ci interagira plus ou moins avec le rayonnement en fonction de la nature des tissus traversés : l’os en arrête une grande partie, l’air les laisse passer…

C’est du côté récepteur que les choses ont considérablement évolué.

La radiologie classique fait appel à une plaque photographique, que l’on développe comme un cliché argentique : bain de révélateur, lavage, fixateur.

La radiologie numérique fait appel à deux techniques différentes :







- La technologie Cr (computed radiography) consiste à irradier des plaques au phosphore, qui sont ensuite lues par un scanner spécifique, l’image est alors affichée sur l’écran de l’ordinateur.












- La technologie DR (directe radiographie) où c’est un capteur plan – même principe que celui de votre appareil photo – qui transmet directement l’image à l’ordinateur. (photo 23)




Les avantages du numérique sont innombrables : en vrac, plus d’utilisation de produits polluants pour l’environnement, de manipulation fastidieuse et salissante, excellente qualité et définition des clichés, rapidité, archivage et sans doute le plus précieux, la possibilité de travailler sur l’image pour cibler ce que l’on veut voir : zoom, variation du contraste ou de la luminosité, choix de travailler sur des fenêtres osseuses, ou celles des tissus mous…

Son seul inconvénient, mais de taille, est le coût très élevé de l’équipement. Celui-ci baisse heureusement régulièrement, et nous avons pu équiper la clinique de Robinson d’un scanner à plaque, et celle de Sainte-Marie de la dernière génération de capteur plan autonome.

Echographe

Apparue dans le milieu vétérinaire dans les années 90, l’échographie a pris une place de plus en plus importante avec l’amélioration de la qualité des images, la démocratisation des appareils, et la formation des vétérinaires.

Le principe, très simple, est celui de l’écho : la sonde envoie et récupère des ultrasons, plus ou moins réfléchis en fonction de la nature des tissus traversés. Un ordinateur reconstruit ensuite une image en fonction de l’intensité de l’écho sur chaque zone.

L'utilisation des ultrasons est sans danger. Il n’y a pas d'allergie ni de contre-indication à cet examen.

L’échographie est complètement indolore pour le patient. Elle ne nécessite, sauf exception, ni hospitalisation ni anesthésie. Elle peut être répétée dans le temps sans problèmes pour le patient.

Il s’agit de plus d’un examen dynamique : autant la radio prend une « photo » de l’intérieur du corps, autant l’échographie permet d’avoir un « film » de ce qui se passe : on peut visualiser les battements du cœur des fœtus, voir les contractions des anses intestinales…

C’est un examen assez difficile d’interprétation qui nécessite une vraie expertise de la part de l’opérateur. C’est pour cela que les échographies complexes sont réalisées par un vétérinaire spécifiquement formé à la technique. Nous disposons de plusieurs échographes, dont deux sont réservés à la pratique de la médecine…porcine. La clinique de Robinson est équipée d’un EDAN DÛ 60, Sainte-Marie d’un easote MyLab 5.

Ces appareils permettent la réalisation d’échographie abdominale, cardiaque, de mesures de largeur, d’épaisseur ou de volume, l’évaluation des flux sanguins par le doppler couleur pulsé…