Troubles du comportement du chat - Cliniques vétérinaires de Robinson, Sainte-Marie et Dumbéa à nouméa
en nouvelle calédonie

Mon chat fait des bêtises  

Votre chat est agressif, malpropre, stressé ? Il s’arrache les poils consciencieusement ? Il est asocial et se bagarre avec son camarade ? Il est important de déterminer pourquoi avant d’envisager des solutions ou de désespérer !  

Des comportements normaux mais indésirables 

Certains comportements, quoique désagréables voire franchement insupportables, n’en demeurent pas moins parfaitement normaux.

C’est le cas notamment des comportements de marquage, marquage urinaire ou griffades, qui permettent au chat d’organiser son territoire.

Un comportement normal doit être respecté ... ce qui ne veut pas dire qu’il faut le subir, mais simplement qu’il faut réorienter ce comportement pour le rendre acceptable ou modifier en douceur l’environnement pour le rendre moins fréquent. Un griffoir judicieusement placé permet d’éviter les griffades sur le canapé. Voiler une fenêtre par laquelle votre compagnon aperçoit un intrus qui le perturbe diminuera le marquage urinaire.

Des contresens lourds de conséquences 

Certaines nuisances ne sont que l’expression d’un besoin inassouvi, notamment quand on ne prends pas en compte les exigences comportementales du chat. 

Le chat remplace le chien dans de nombreux foyers car il entraine moins de contraintes. Mais ce substitut n’est pas prévu pour s’y substituer. Traiter un chat comme un chien risque de perturber son comportement, même si certains chats, particulièrement malléables, adoptent des attitudes plus canines que félines.

Les sociétés félines fonctionnent selon des règles particulières, parfois difficilement compréhensibles. Les relations ne sont absolument pas basées sur la hiérarchie telle qu’on la conçoit chez le chien Les notions de dominance et de subordination lui sont étrangères. Interpréter certaines de ses bêtises comme des provocations est une grave erreur. Pas question de tenter de le soumettre de force, au risque de le rendre anxieux ou agressif. 

Il doit pouvoir manger quand il en ressent le besoin et le libre-service ne va pas lui donner l’idée saugrenue, comme à son camarade canin, qu’il fait ce qu’il veut quand il veut. Il peut dormir avec vous sans en déduire qu’il est le centre du monde. Les contacts sont librement choisis et il acceptera difficilement les contraintes que vous tenterez de lui imposer. 

Le chat a des exigences propres à son espèce. Il s'accommodera mal de voir son territoire restreint à un réduit regroupant gamelle, litière et coussin. Dans la nature, la chasse représente une activité essentielle qui mobilise toute son énergie. Lorsque la nourriture est aisément disponible, il s’ennuie et lui trouver un passe temps devient indispensable. 

Quand rien ne va plus ... 

Le comportement de votre chat peut être profondément modifié et prendre une dimension pathologique. Un même comportement tout à fait gênant, par exemple le marquage urinaire, peut être considéré comme réactionnel ou comme maladif, en fonction de différents signes que votre vétérinaire pourra vous aider à repérer.

Comment faire la distinction entre normal et pathologique ? 

Un comportement normal est adapté à la situation ; il procure à l’animal un bénéfice ou lui permet de satisfaire une motivation ou un besoin. Il saura se modifier en fonction des circonstances et des événements. Il est réversible, c’est à dire qu’il s’arrêtera lorsqu’il aura atteint son but ou lorsque la raison qui l’a motivé disparaitra. Un comportement maladif est à l’opposé inadapté, rigide ou figé ! Il est nuisible pour l’animal et ne lui permet pas de faire face à la situation.

La question qui vient immédiatement à l’esprit est «pourquoi», quelle est l’origine de ces maladies comportementales ? Il est évidemment important d’identifier les facteurs qui déclenchent des troubles du comportement afin de trouver des solutions. La liste des causes possibles est longue. Certains troubles voient leur origine dans la petite enfance. Les chatons qui grandissent auprès d’une mère elle-même sauvage et sans contact amical avec l’espèce humaine seront peureux et peu sociables. Adoptés trop tôt, ils ne bénéficient pas des rudiments d’éducation que leur donne leur maman et ils auront du mal à se se contrôler.

D’autres sont plutôt imputables à une mauvaise relation avec autrui. La cohabitation avec des congénères honnis ou avec des enfants bruyants surtout si le chat est mal socialisé est une source fréquente d’anxiété.

Un environnement inadapté, instable, qui ne satisfait pas les besoins de l’animal, induit un stress chronique et des troubles anxieux. C’est une cause fréquente de troubles du comportement chez le chat. 

Le vieillissement s’accompagne de modifications comportementales plus ou moins marquées. Il existe chez le chat, comme chez le chien, des troubles apparentés à la maladie d’Alzheimer et qui modifient profondément la personnalité de l’animal. 

Enfin, le comportement peut être affecté par une maladie. Une atteinte cérébrale ou un dysfonctionnement des glandes endocrines vont directement modifier les réactions de l’animal. La douleur peut s’accompagner d’agressivité ou à l’inverse d’inhibition ou de repli sur soi. La malpropreté peut être engendrée par une cystite assez fréquente dans cette espèce.

Pourquoi un vétérinaire comportementaliste / Zoopsychiatre ?

Les vétérinaires comportementalistes (ou zoopsychiatres)ont pour but de protéger, améliorer ou rétablir l'équilibre comportemental des animaux domestiques en utilisant tous les moyens disponibles dans le respect de l'animal , de son bien-être et de la relation avec ses propriétaires.

Les vétérinaires  comportementalistes diplômés des Ecoles Vétérinaires Françaises ont suivi une formation spécialisée  diplômante de plusieurs années en sus de leur cursus de vétérinaires. Le vétérinaire est le médecin de l’animal ; il est donc le seul apte à prescrire des médicaments parfois nécessaires pour optimiser la thérapie comportementale entreprise et soulager rapidement l’animal. Les vétérinaires comportementalistes sont également compétents pour proposer les thérapies adaptées qui vont pouvoir résoudre les troubles observés : enrichissement de l’environnement, réorganisation des repas, travail sur la communication avec l’animal, utilisation de jeux …
  

Comment se passe une consultation de comportement ?

Personne ne va s’allonger sur un divan, ni vous ni le chat ! Comme dans une consultation vétérinaire classique, le vétérinaire va recueillir des symptômes et les analyser pour vous donner un diagnostic. Dans ce domaine, il ne peut s’appuyer sur l’examen physique du chat mais sur son observation et sur vos réponses à ses questions pour déterminer son mode de vie, ses réactions, ses relations avec les personnes, avec les autres animaux et les données issues de sa vie de chaton. L’examen physique est fondamental car chez le chat de nombreux troubles sont en relation avec des maladies qui évoluent parfois très discrètement. Le vétérinaire va ensuite vous proposer un traitement. Il vous aidera surtout à mieux comprendre votre chat et vous trouverez ensemble des solutions pour remédier au problème et faire changer son comportement.

Une thérapie comportementale dure au minimum 2 ou 3 mois, temps minimum nécessaire à ce que les changements soient durablement fixés.

Par la suite, il est généralement nécessaire de prévoir quelques consultations de suivi, espacées de quelques semaines à quelques mois chacune, ce rythme sera déterminé en fonction du trouble de l'animal. Les consultations de suivi permettent de surveiller l’évolution du trouble et d’ajuster le traitement. Chaque animal est unique et évoluera à sa manière, le suivi permet ainsi d’améliorer significativement les résultats obtenus.

Consultation sur rendez vous uniquement 
Durée : 1h30 
Tarif : 16500 CFP